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Laver, se laver

L'hygiène
 

L’hygiène était surveillée par les officiers lorsqu’ils le pouvaient, mais elle dépendait surtout de l’eau disponible et de la durée des haltes.

Au bivouac, le soldat utilisait généralement :

 

  • l’eau d’une rivière, d’un ruisseau, d’un puits ou d’une fontaine ;

  • sa gamelle, un seau collectif ou parfois son bonnet de police pour transporter un peu d’eau ;

  • un morceau de savon, lorsqu’il en possédait ;

  • un linge ou simplement ses mains.

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La toilette du soldat
 

Il se lavait surtout le visage, les mains, le cou, les oreilles et les pieds. La toilette complète se faisait plus rarement. Lorsque le temps et la température le permettaient, les hommes se baignaient dans les rivières, souvent par groupes.

 

Le soin des pieds était essentiel : après une longue marche, on retirait les chaussures et les guêtres, on lavait les pieds, puis on examinait les ampoules et les blessures. Mais pendant une marche forcée, une retraite ou une campagne hivernale, certains soldats pouvaient rester plusieurs jours, voire davantage, sans véritable toilette.

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Le dimanche, le frater du camp coupait les cheveux et faisait la barbe. C'était un soldat sachant manier les ciseaux et le rasoir. Il faisait office de barbier du régiment et pouvait également assister le chirurgien pour de petits soins.

La coupe au camp devait être rapide, le but étant de dégager les oreilles, de permettre le port confortable du shako et de limiter autant que possible les poux.

​À partir de 1804, les fantassins de ligne devaient avoir les cheveux courts et les oreilles dégagées. 

Cependant, certaines unités conservaient des coiffures particulières :

 

  • les grenadiers portaient volontiers favoris et moustache 

  • certains hussards et chasseurs à cheval conservaient des mèches latérales tressées, appelées cadenettes 

  • quelques soldats de la Garde gardaient plus longtemps le catogan, petite queue nouée derrière la tête.   

(Fondation Napoléon – Les coiffures militaires⁠)

Le frater
Les coupes de cheveux

 

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Le linge de corps
L'uniforme

 

Il faut distinguer le linge de corps de l’uniforme :

 

  • Les chemises en toile, les bas et les sous-vêtements étaient lavés autant que possible.

  • Les habits et les pantalons de laine étaient plutôt brossés, battus, grattés et détachés localement, car les laver entièrement risquait de les déformer, de les faire rétrécir ou d’abîmer leur couleur.

  • Les buffleteries blanches — baudriers et courroies — étaient nettoyées et blanchies avec des préparations crayeuses.

  • Les chaussures étaient débarrassées de la boue puis graissées.

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Le lavage du linge
 

En cantonnement, dans une ville ou un village, les soldats pouvaient confier leur linge aux lavandières locales ou utiliser les lavoirs des habitants.

Pendant les marches rapides, les retraites ou l’hiver, les occasions de faire une véritable lessive étaient très rares. Les soldats pouvaient alors porter la même chemise pendant longtemps. Les poux, les puces, les maladies de peau et les mauvaises odeurs étaient la norme. Quand une halte le permettait, certains faisaient bouillir leur linge dans une marmite pour tenter de détruire les parasites.

La blanchisseuse patenté par le commandant de gendarmerie voit son rôle se limiter au nettoyage des chemises, caleçons, mouchoirs, guêtre des soldats. Il y en a deux par bataillon, une par escadron. 

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Antonin Richard - Huile sur bois

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