Le feu
Le feu


Le bois
Le soldat napoléonien obtenait son bois de trois façons : fourniture administrative ou réquisition, corvée organisée dans les environs, puis, lorsque l’armée était en difficulté, récupération et destruction de tout matériau combustible. La différence entre un bivouac correctement ravitaillé et une armée en retraite était donc considérable.
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Lorsque le bois manquait
Autour d’un vaste bivouac, la consommation était énorme. Des dizaines de milliers d’hommes pouvaient rapidement dépouiller les environs de tout bois disponible. Les soldats allaient alors de plus en plus loin ou brûlaient tout ce qu’ils pouvaient récupérer :
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portes et volets ;
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meubles ;
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clôtures et barrières ;
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charpentes de granges ;
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planches, tonneaux et chariots abandonnés ;
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paille et chaume des toitures.
Ces destructions étaient en principe interdites lorsqu’elles n’avaient pas été autorisées, notamment en territoire allié. Mais la discipline devenait difficile à maintenir lorsque les soldats étaient affamés, trempés ou transis de froid.
Le fourrier
Avant l’arrivée de la colonne, des officiers appelés fourriers précédaient les troupes afin de repérer les logements, les lieux de bivouac et les ressources disponibles. Lorsque l’administration fonctionnait correctement, elle pouvait faire fournir ou acheter :
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du bois coupé ;
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des fagots ;
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de la paille ;
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parfois du charbon ;
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ainsi que les vivres destinés à la troupe.
Ces fournitures étaient obtenues auprès des communes et des habitants, par achat, réquisition ou bon délivré par l’autorité militaire. Elles étaient ensuite réparties entre les unités.